Aller au contenu

Santé

Combien de temps vit-on, de quoi meurt-on trop tôt, et trouve-t-on un médecin près de chez soi ? Quatre indicateurs pour prendre le pouls du pays, au niveau national et département par département.

Vit-on de plus en plus vieux ?

L’espérance de vie progresse depuis des décennies, portée par les progrès de la médecine et des conditions de vie. La courbe garde pourtant la trace des accidents de l’histoire récente (le creux de 2020, c’est la pandémie de Covid-19), et la progression ralentit depuis les années 2010.

Comment lire ce graphique ?

La courbe montre l'espérance de vie à la naissance des femmes : le nombre d'années que vivrait en moyenne une fille née cette année-là, si les risques de décès de l'année restaient figés toute sa vie. Ce n'est pas une prédiction, mais un thermomètre de l'état de santé du pays.

France métropolitaine : les chiffres des outre-mer sont dans leurs fiches départementales.

Comment lire cette carte ?

Plus un département est foncé, plus l'espérance de vie des femmes y est élevée. Les écarts entre départements atteignent plusieurs années.

Et les hommes ?

Les hommes vivent en moyenne 5 à 6 ans de moins que les femmes. L’écart était de plus de 8 ans au milieu des années 1990 : il se resserre lentement, notamment parce que les morts violentes et les maladies liées au tabac et à l’alcool, qui touchent davantage les hommes, reculent.

Comment lire ce graphique ?

Même lecture que pour les femmes : le nombre d'années que vivrait en moyenne un garçon né cette année-là, si les risques de décès de l'année restaient figés. Comparez la valeur la plus récente avec celle du graphique précédent pour mesurer l'écart femmes-hommes.

France métropolitaine : les chiffres des outre-mer sont dans leurs fiches départementales.

Comment lire cette carte ?

Plus un département est foncé, plus l'espérance de vie des hommes y est élevée. La géographie ressemble beaucoup à celle des femmes, avec des niveaux plus bas.

Meurt-on encore « avant l'heure » ?

La mortalité « prématurée », c’est-à-dire avant 65 ans, recule régulièrement, mais elle reste très inégale selon les territoires. Elle reflète moins la qualité des hôpitaux que la prévention : tabac, alcool, accidents, dépistage des cancers, conditions de travail. C’est l’un des indicateurs où les inégalités sociales et territoriales de santé se voient le plus.

Comment lire ce graphique ?

La courbe compte les décès survenus avant 65 ans, pour 1 000 habitants. Le taux est « standardisé » : corrigé de la structure par âge, pour que les départements jeunes et âgés se comparent honnêtement. Plus la courbe descend, moins on meurt jeune.

France métropolitaine : les chiffres des outre-mer sont dans leurs fiches départementales.

Comment lire cette carte ?

Plus un département est foncé, plus on y meurt avant 65 ans, à structure d'âge comparable. Le nord de la France et les outre-mer restent les plus touchés.

Y a-t-il assez de médecins ?

La densité de médecins généralistes baisse depuis 2012 : les départs en retraite des générations nombreuses ne sont pas compensés, conséquence du numerus clausus qui a longtemps limité le nombre d’étudiants en médecine. C’est le chiffre derrière le débat sur les « déserts médicaux », avec de forts écarts d’un département à l’autre, et à l’intérieur même des départements.

Comment lire ce graphique ?

La courbe montre le nombre de médecins généralistes en activité pour 100 000 habitants au 1ᵉʳ janvier, tous modes d'exercice confondus (cabinet, hôpital, salariat). Une courbe qui baisse signifie que la population croît plus vite que le nombre de généralistes.

France métropolitaine : les chiffres des outre-mer sont dans leurs fiches départementales.

Comment lire cette carte ?

Plus un département est foncé, plus il compte de généralistes pour 100 000 habitants. Attention : une moyenne départementale peut cacher des zones rurales en tension à côté d'une ville bien dotée.

Explorer les autres thématiques

Chaque rubrique répond à quelques questions simples, graphiques et sources à l'appui.