Aller au contenu

Sécurité

Six grandes catégories de la délinquance enregistrée par la police et la gendarmerie, rapportées à la population pour pouvoir comparer les territoires et les années.

Les cambriolages sont-ils en hausse ?

Les cambriolages de logement font partie des faits les mieux mesurés : on porte presque toujours plainte, ne serait-ce que pour l’assurance. La tendance est plutôt à la baisse depuis 2016, avec un creux marqué en 2020 (confinements obligent), suivi d’un rebond partiel.

Comment lire ce graphique ?

La courbe montre le nombre de cambriolages (et tentatives) enregistrés pour 1 000 logements chaque année. On rapporte aux logements plutôt qu'aux habitants : c'est le logement qui est cambriolé.

France métropolitaine : les chiffres des outre-mer sont dans leurs fiches départementales.

Comment lire cette carte ?

Plus un département est foncé, plus il compte de cambriolages enregistrés pour 1 000 logements. Les zones très urbaines et touristiques ressortent souvent davantage.

Les violences dans la famille augmentent-elles ?

Le nombre de victimes enregistrées a plus que doublé depuis 2016. Cette courbe est l’exemple type du piège des chiffres de délinquance : une partie de la hausse correspond à une réalité qui s’aggrave, mais une grande partie traduit une parole qui se libère : campagnes publiques, Grenelle des violences conjugales de 2019, meilleur accueil des plaintes.

Les enquêtes menées directement auprès de la population (enquête « Vécu et ressenti en matière de sécurité ») suggèrent que les violences subies augmentent moins vite que les plaintes : longtemps, l’essentiel restait invisible dans les statistiques.

Comment lire ce graphique ?

La courbe compte les victimes de violences physiques commises par un membre de la famille, enregistrées pour 1 000 habitants. Une hausse peut signifier plus de violences, mais aussi plus de victimes qui osent porter plainte.

France métropolitaine : les chiffres des outre-mer sont dans leurs fiches départementales.

Comment lire cette carte ?

Plus un département est foncé, plus il enregistre de victimes pour 1 000 habitants. Les écarts reflètent aussi des différences locales dans la propension à porter plainte.

Et les violences hors du cadre familial ?

Les violences physiques entre personnes sans lien familial (bagarres, agressions dans l’espace public ou au travail) progressent aussi, mais moins vite que les violences intrafamiliales. Là encore, l’évolution mêle faits réels et évolution du réflexe de plainte.

Comment lire ce graphique ?

Victimes de coups et blessures volontaires hors de la sphère familiale (rue, sorties, travail…), enregistrées pour 1 000 habitants chaque année.

Que disent les chiffres sur les violences sexuelles ?

Les violences sexuelles enregistrées ont presque triplé depuis 2016. C’est la catégorie où l’écart entre faits commis et faits déclarés est le plus grand : les enquêtes de victimation estiment que moins d’une victime sur dix porte plainte. Le mouvement #MeToo (2017) puis l’évolution de l’accueil des victimes ont fortement augmenté le recours à la plainte.

Autrement dit : cette courbe qui monte mesure d’abord une visibilité qui progresse. C’est une information importante, mais différente de « les violences sexuelles triplent ».

Comment lire ce graphique ?

Victimes de violences sexuelles (viols, agressions, harcèlement…) enregistrées pour 1 000 habitants. La hausse traduit largement l'augmentation des plaintes, pas seulement celle des faits.

Vole-t-on encore beaucoup de voitures ?

Le vol de véhicules est l’une des rares délinquances en recul durable, en France comme ailleurs en Europe : antidémarrage électronique, traceurs et vidéosurveillance ont rendu le vol plus difficile. Comme pour les cambriolages, la déclaration est quasi systématique (assurance), ce qui rend cette courbe particulièrement fiable.

Comment lire ce graphique ?

Vols de voitures, deux-roues et autres véhicules enregistrés pour 1 000 habitants chaque année.

Les escroqueries explosent-elles ?

Arnaques en ligne, faux conseillers bancaires, fraude à la carte : les escroqueries progressent nettement, portées par la numérisation des paiements. Beaucoup de victimes ne signalent que les préjudices importants ; le phénomène réel est donc plus large que la courbe, surtout pour les petits montants.

Comment lire ce graphique ?

Victimes d'escroqueries et de fraudes aux moyens de paiement enregistrées pour 1 000 habitants chaque année.

Explorer les autres thématiques

Chaque rubrique répond à quelques questions simples, graphiques et sources à l'appui.